LA CANNE UNE MAISON POUR UNE HISTOIRE
Musee de la Canne
Maison de la Canne
MUSEE DE LA CANNE
Usine de riviere Salee Usine de riviere Salee Maison de la canne
  
1a Maison de la Canne, située sur la route des Trois- llets, à Vatable, est un musée consacré, selon le vœu de. ses inventeurs, à " une terre, une plante, un peuple ". I a Maison de la Canne est un musée qui est le résultat d'un travail collectif, associatif et pédagogique. A l'origine, des professeurs du lycée Schoelcher de Fort de France ont collecté des documents sur le travail de la canne et du sucre. Ce travail fructueux a donné naissance a des expositions puis à l'idée d'un musée. Une association s'est constituée, en 1981, " l'association Martinique de la Maison de la canne ayant pour objectif " la sauvegarde d'urgence d'un riche et précieux patrimoine en voie de disparition accélérée , la restitution à la collectivité martiniquaise, dans une exposition permanente, de tout un pan de son passé ", enfin " la promotion du secteur de la canne, affirmant ainsi une orientation résolument dynamique ". L'association achetait une propriété de deux hectares ' Vatable ancienne distillerie du début du siècle, et engageait la restauration des bâtiments. Six ans plus tard, le i mai 1987, la Maison de I Canne ouvrait ses portes ai public. En 1990, estimant avoir réalisé son objectif, elle confiait la gestion du musée la Région, puis, le 27 février 1992, le vendait pour un franc symbolique à cette même Collectivité.
Trois siècles de culture
Aujourd'hui, cette structure est intégrée dans les trois musées appartenant à la region,la musée d'histoire et d'ethnographie de Fort de France,l'Ecomusée de Rivière-Pilote.,auxquels il faut
ajouter la Réserve du Père Pinchon et la Bibliothèque Cottrell, malheureusement non encore ouvert au plus grand nombre. L'intérêt de la Maison de la Canne est de présenter autour d'un thème fédérateur trois siècles d'histoire martiniquaise. Le visiteur peut en effet comprendre l'importance de la civilisation de la canne et du sucre qui caractérise les Antilles. Une magnifique maquette de l'Habitation de l'Anse Latouche permet de comprendre l'organisation de l'espace, la rationalisation apportée dans la culture de la canne aux Antilles. La traite des nègres, l'esclavage, sont des éléments forts du musée, qui permettent de mieux intégrer destination economique et sociale des Antilles au XVlle et XVllle dans une globalité historique générale. Au fil du temps, le peuplenent, la société, les paysages et les mentalités sont évoqués de façon très explicative et pédagogique. Au temps des habitations succède le temps des usines centrales à sucre du XIXe siècle. Puis vient le temps des crises. Sucrières, de la fin de la civilisation du sucre... L'étage, lui, est dédié au rhum, à sa fabrication, à sa commercialisation jusqu'à nos jours. Le musée présente une belle collection d'outils, des charrues, des chaudières, des mécanismes de distillation, des colories à distiller, un moulin en bois d'origine haïtienne, un cabrouet, etc. De belle maquette également, des costumes... L'ensemble réalise une visite agréable et très instructive, La vocation pédagogique du musée est d'ailleurs ici très affirmée, et celui-ci se prête très favorablement à une visite de scolaires ou de groupes.La visite est libre, mais elle peut être réalisée avec un guide sur demande."" L'un des intérêts premier du musée est que sa construction thématique Pédagogique, très claire. Lui, permet d'être, accessible tous les niveaux de visiteurs,du plus simple au plus exigent ", explique Marie-Josée Sylvestre, Responsable du musée, qui gère celui-ci avec sept autres personnes.
   Bien situé, le musée est largement visité L'an dernier, pas moins de " 35.000 visiteurs sont venus à la, Maison de la Canne, qu'ils s'agissent de touristes.de martiniquais passage ou de résidents locaux.
Enfin, le musée, qui dispose de deux hectares de parcs et d'étangs, et se situe à proximité de la mer, envisage dans l'avenir de développer de nouvelles activités attractives autour, de la maison principale
Des maquettes parfaitement réalisées permette de mieux comprendre la rationalité de l'organisation des espaces de production et de vie liés à la canne De nombreux visiteurs locaux s'intéressent à l'histoire de la canne et du sucre,et a la société martiniquaise qui en est née
Le musée de la canne est née de l'initiative de professeurs d'histoire et de geographie du lycée Schoecher,et a été conçu dès son origine dans une optique pedagogique.Fort heureusement,il semble avoir conservé cette orientation.Savisite apparaît donc comme fortement instructive,aussi bien pour les plus jeunes que pour les adultes.
Situé dans les locaux d'une ancienne distillerie, à l'habitation de la Vatable, le musée de la canne n'est pas apparu sous l'impulsion d'institutions publiques, mais par la volont4 d'individus détermin4s à sauvegarder le patrimoine martiniquais. Un groupe de professeurs du lycée Schoelcher après le vif succès d'expositions organisées au lycée en 1982 et 1983, décide de mettre en place un musée. Les thèmes explorés : les vieilles sucreries, les habitations les usines à sucre, les distilleries, puis les rapports de l'homme et de la canne à sucre dans l'histoire des Antilles, gravitent autour de la " civilisation de la canne ". Désireux de stopper la dégradation et la déperdition du patrimoine sucrier antillais, les professeurs se mettent alors à la recherche d'un cadre susceptible de recevoir les éléments collectés au cours des années. Les regards se tournent alors vers un bâtiment dégradé des Trois îlets : l'ancienne distille- ris Mario située sur le site de Vatable productive en 1916 et close depuis 1962. La création du musée de la canne relève donc d'une prise de conscience de la nécessité de sauver le patrimoine. Le constat alors en vigueur n'était guère optimiste : archives et photos endomma- gées, traditions et genres de vie oubliés, ruines détruites, métaux récupérés pour des usages industriels, pièces capitales vendues pour l'étranger.
Un musée crée par des professeurs
Rejoints par des sympathisants dans l'Association Martiniquaise de la Maison de la Canne, ils inaugurent le 6 mai 1987 le musée, consa- crant des années d'efforts. Le 7 mars 1992, le patrimoine de la maison de la canne est
cédé pour un franc symbolique au Conseil régional. Le musée appartient actuellement à un circuit touristique classique, dit du sud, et constitue donc l'une des étapes privilégiées des touristes avec le musée de la Pagerie et la distillerie Trois- Rivières. Il est également l'une des destinations majeures des écoles et s'ouvre de même aux handicapés. D'où une fréquentation relativement importante, de l'ordre de 35 000 à 40 000 visiteurs par an. L'empreinte de la volonté éducative de départ se ressent toujours aujourd'hui. Les panneaux explicatifs sont nombreux et détaillés, les maquettes représentent le plus fidèlement que possible la vie d'antan sur les plantations et la provenance des pièces exposées est rigoureusement indiquée. Le premier niveau est consacré plus particulièrement au sucre, le second se tourne davantage vers, le rhum De nombreux panneaux explicatifs . Parmi les plus belles pièces, on compte une maquette de l'Habitation de l'Anse Latouche, dans laquelle le Marie-Josée Sylvestre responsable du musée, affirme, "bien qu'elle soit la depuis 10 ans, il m'arrive encore d'y découvrir de nouveaux détails aujourd'hui ". La reproduction d'une case en bois ti baume, I ou encore un moulin à bêtes en bois d'Haïti, constituent également les pièces maîtresses du musée. On peut admirer ensuite le mannequin d'une câpresse de cérémonie à tête calandée Ou encore se renseigner sur l'origine du punch, la fabrication traditionnelle du sucre ou les grèves de février 1900. Hormis l'exposition permanente, on peut également visiter l'exposition temporaire. Le thème actuellement exploré porte sur les sucreries antillaises : vous pourrez donc vous renseigner à profit sur les lochos, filibos et autres tablettes cocos, aliments classiques du patrimoine martini quais. D'autre part, il arrive que les guides s'attardent sur l'extérieur du musée. On peut ainsi découvrir deux locomotives, dont l'une provient de l'usine Darboussier de Guadeloupe ou encore un indigotier utilisé auparavant pour obtenir la couleur bleue indigo. Voilà donc un musée intéressant et instructif. À ne pas manquer.
LA LOCOMOTIVE LE MOULIN LE MECANISME